Crise des missiles de Cuba

À la suite de la Seconde guerre mondiale, le monde occidental s’inquiète de voir s’étendre l’influence soviétique. Winston Churchill déclare qu’un « rideau de fer » vient de s’abattre sur le monde dorénavant divisé entre deux idéologies. Il s’ensuit une lutte idéologique entre la démocratie et le communisme tandis que le monde est à la fois fasciné et terrifié par la nouvelle ère nucléaire.
Le communisme devient une réelle menace lorsque Fidel Castro renverse le dictateur Fulgencio Batista et fait de Cuba – situé à seulement 150 kilomètres des côtes américaines – une nation socialiste révolutionnaire.   
La crise des missiles de Cuba éclate le 14 octobre 1962 lorsqu’un avion espion U2 américain survolant Cuba photographie la construction de plusieurs sites de déploiement de missiles. Le président américain, John F. Kennedy, n’entame une consultation avec les chefs de file mondiaux que quelques jours plus tard. Lorsque  John Diefenbaker est avisé de la situation, il doute d’abord des renseignements qui lui sont fournis et demande à voir d’autres photos des sites de missiles à Cuba. Diefenbaker appuie l’action des États-Unis pendant la crise, mais ne leur apporte pas le soutien sans équivoque auquel s’attend Kennedy. 

Au grand mécontentement de Kennedy, Diefenbaker recommande que des inspecteurs indépendants des Nations unies se rendent à Cuba pour enquêter sur les sites nucléaires. Diefenbaker refuse de mettre l’armée canadienne en état d’alerte comme le demandent les Américains, puis réfléchit pendant plusieurs jours avant de faire passer le niveau d’alerte militaire à DEFCON 3 comme le demande Kennedy. Il est possible qu’une animosité personnelle ait poussé Diefenbaker à retarder ses décisions pendant la crise car les relations entre le chef du gouvernement canadien et le président américain étaient particulièrement tendues.

En mai 1961, à la suite d’une rencontre avec Kennedy, le Premier ministre découvre un papier oublié par un conseiller américain. Le « mémorandum de Rostow », tristement célèbre, révèle que les États-Unis espéraient « pousser » le Canada à prendre plusieurs décisions au cours de la rencontre. Diefenbaker est furieux car cet incident vient confirmer le doute qui le harcèle, à savoir que les États-Unis veulent dominer le Canada. Le camp Kennedy est tout aussi furieux. En effet, Diefenbaker refuse de retourner le mémo bien que les convenances diplomatiques demandent à ce qu’il le fasse. La relation entre les deux chefs d’état ne se remettra jamais de cet incident. 

Éventuellement, Diefenbaker accepte de mettre les soldats canadiens en état d’alerte puisque tous les autres membres de l’OTAN appuient le blocus proposé et acceptent d’aider les États-Unis en cas d’attaque. Toutefois, à cause de sa répugnance à réagir à la situation, Diefenbaker n’agit qu’une fois le paroxysme de la crise passé.  Néanmoins, sur les conseils du Ministère de la défense, l’Armée canadienne a pris quelques initiatives officieuses pour se mettre en état d’alerte. En définitive, Diefenbaker est convaincu que “«l’arrogance» de Kennedy a mis l’Amérique du Nord en danger et que cela aurait pu aboutir à une guerre nucléaire.
La crise des missiles cubains constitue le moment le plus chaud de la guerre froide. Alors que les deux superpuissances luttent pour une suprématie idéologique, le monde vit dans la peur de l’annihilation nucléaire. Les alliances internationales sont remises en question, de grands chefs de file arrivent au pouvoir puis tombent en disgrâce, et des décisions dangereuses sont prises au cours de ces treize jours pénibles d’octobre. La crise a été le cœur de la terreur nucléaire et reste le point de référence alors qu’une fois encore, aujourd’hui, les questions nucléaires sont à l’avant-scène des débats internationaux au sujet de la Corée du Nord, d’Israël, de l’Iran et du sous-continent indien.  



John Diefenbaker et John F. Kennedy assis et causant dans le Bureau Ovale White House, Washington, D.C.
John G. Diefenbaker avec John F. Kennedy
Media and Document Gallery

Images

John G. Diefenbaker et Olive Diefenbaker en compagnie des Kennedy

Source: Inconnue

Sujet: Canada – Canada – chef du gouvernement | États-Unis – chef d’état | Colline du Parlement

Description: John et Olive Diefenbaker en compagnie de John F. et Jackie Kennedy sur la Colline du Parlement

Date de création [1961]

Code: MG01/XVII/JGD6587XC
John Diefenbaker en compagnie de John Kennedy

Source: Inconnue

Sujet: Canada – chef du gouvernement | États-Unis – chef d’état

Description: John Diefenbaker et John Kennedy se promènent à l’extérieur de la Maison Blanche à Washington, en 1961.

Date de création 1961

Code: MG01/XVII/JGD2210XB
Photo officielle de John G. Diefenbaker

Source: Ashley and Crippen

Sujet: Canada – chef du gouvernement

Description: John G. Diefenbaker adopte une pose officielle, assis sur une chaise, les mains sur le dos de la chaise.

Date de création [v./ca. 1958]

Code: MG01/XVII/JGD1966XC
John Diefenbaker en conversation avec John Kennedy

Source: Dominion-Wide Photographs

Sujet: Canada – chef du gouvernement | États-Unis – chef d’état

Description: Sous les yeux de la foule, John Diefenbaker et John Kennedy se promènent dans une rue d’Ottawa, le 16 mai 1961.

Date de création 16 Mai 1961

Code: MG01/XVII/JGD1400
John et Olive Diefenbaker en compagnie de John et Jackie Kennedy ainsi que de George et Pauline Vanier

Source: Inconnue

Sujet: Canada – chef du gouvernement | Canada – chef d’état | États-Unis – chef d’état

Description: John et Olive Diefenbaker, John et Jacqueline Kennedy et le Gouverneur général George Vanier et son épouse, Pauline Vanier, lors de la cérémonie de plantation de deux chênes rouges dans les jardins de la résidence du Gouverneur général à Ottawa.

Date de création 16 Mai 1961

Code: MG01/XVII/JGD1388
John Diefenbaker en compagnie de John F. Kennedy

Source: Inconnue

Sujet: Canada – chef du gouvernement | États-Unis – chef d’état | 24 Sussex Drive

Description: John Diefenbaker et John F. Kennedy bavardent, assis dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, Washington.

Date de création 20 Février 1961

Code: MG01/XVII/JGD1378
John Diefenbaker en compagnie de John F. Kennedy

Source: Inconnue

Sujet: Canada – chef du gouvernement | États-Unis – chef d’état | 24 Sussex Drive

Description: John Diefenbaker et John F. Kennedy bavardent, assis dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, Washington.

Date de création 20 Février 1961

Code: MG01/XVII/JGD1378

Discours

Conversation téléphonique entre John Diefenbaker à Whitehorse (Yukon) et le président John F. Kennedy

Source: Inconnue

Sujet: Canada – chef du gouvernement| États-Unis – chef d’état | Systèmes de communication – Canada et États-Unis | Territoire du Yukon

Description:John Diefenbaker téléphone directement de la cérémonie d’inauguration du réseau de transmission par micro-ondes de Whitehorse au président américain, John F. Kennedy, qui se trouve dans l’est des États-Unis; les deux hommes se félicitent du partenariat qui existe entre les deux pays et qui a rendu ce projet possible.

Date de création 22 Juillet 1961

Code: MG01/XVIII/T58-JGD57

Discours de John Diefenbaker prononcé à Massey Hall, à Toronto, pour lancer la campagne fédérale de 1957

Source: Inconnue

Sujet: Canada – parlementaires | Canada – personnalités | Canada – campagne électorale | Canada – opposition au communisme international | Canada – relations avec les États-Unis

Description:: John Diefenbaker explique les politiques du Parti progressiste-conservateur pour se protéger du communisme ainsi que du leadership dont font preuve les États-Unis sur la scène internationale pour que survive la liberté.

Date de création 25 Avril 1957

Code: MG01/XVIII/T134-PAC6a


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