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Gas and Water Feminism:
Maud Adeline Brereton and Edwardian Domestic Technology
Anne Clendinning
In 1911, a group of British gas managers made advertising history by establishing a collective organization dedicated to the promotion of a single industry. The British Commercial Gas Association directed its campaigns at various consumer groups, including builders, architects, and tenants. To present the "woman's point of view" to their female customers, the B.C.G.A. executive hired Mrs. Maud Adeline Cloudesley Brereton as editor-in-chief of its monthly publicity magazines. A former teacher turned domestic science specialist, Brereton decided to work for the private sector, the gas industry, because it offered a practical solution to housing problems. In this respect, Brereton combined business with social reform.
Maud Adeline Brereton anticipated that gas technology, in the form of cookers, water boilers, and gas fires, had the potential to raise housing and nutrition standards for all classes. Within the context of public debates over racial deterioration and eugenics, Brereton promoted ameliorative technology to improve the health of the population. Moreover, she maintained that technology made possible a "domestic revolution," by significantly reducing the time and effort that women, as both servants and housewives, expended on housework. Time saved on housekeeping might be directed to more profitable and gratifying pursuits, including paid employment or voluntary service, extending women's influence beyond the private sphere.
Given her preoccupation with public health and domestic architecture, Brereton continued the work of an earlier generation of Victorian feminist designers. As an Edwardian, she was not alone in this crusade, and interwar women's groups renewed calls for affordable labour-saving domestic technology. However, Brereton stands out among her contemporaries because she chose to work, not through political organizations, but in the corporate sector in an age when few women held positions of influence in the predominantly male business world.
En 1911, un groupe de gérants de l'industrie créa une organisation collective publicitaire dont la seule fin était la promotion de cette industrie, faisant ainsi date dans l'histoire de la publicité. La British Commercial Gas Association visait dans cette campagne certains groupes de consommateurs, parmi eux constructeurs, architectes et locataires. Afin de présenter le "point de vue féminin" à leurs clientes, la direction de la B.C.G.A. engagea Madame Maud Adeline Cloudesley Brereton comme rédactrice de ses magazines mensuels de publicité. Ancien professeur devenue spécialiste des arts ménagers, Brereton opta pour ce travail dans le secteur privé, l'industrie du gaz, parce qu'elle y voyait une solution pratique des problèmes du logement. Dans ce sens, Brereton allia le monde des affaires à la réforme sociale.
Maud Adeline Brereton prévoyait que la technologie du gaz, sous forme de cuisinières, de chaudières et d'appareils de chauffage, avait la possibilité d'améliorer la qualité du logement et de l'alimentation de toutes les classes. Lors des debâts publics sur les questions de la détérioration raciale et de l'eugénique, Brereton préconisait une technologie qui améliorât la santé de la population. De plus, elle soutenait que la technologie permettrait une "révolution du foyer familial" en diminuant le nombre d'heures et l'effort que les femmes consacraient au travail de ménage. Cette économie du temps pourrait être employée à des activités plus productives et agréables, telles qu'un travail rémunéré ou même bénévole qui étendrait l'influence de la femme au delà du domaine privé.
Etant donné que la santé publique et l'architecture des habitations la préoccupaient. Brereton continua le travail d'une génération précédente de dessinateurs féministes victoriennes. Pendant la Belle Époque, elle ne fut pas seule dans cette croisade, et entre les deux guerres des groupes de femmes réclamèrent une technologie des arts ménagers à des prix abordables. Brereton pourtant se détache de ses contemporaines puisqu'elle choisit de travailler non dans des organisations politiques mais dans le secteur des grandes compagnies privées à une époque où peu de femmes occupaient des postes influents dans le monde des affaires dominé surtout par les hommes.
"Neither Mine nor Thine": Communist
Experiments in Hussite Bohemia
Thomas A. Fudge
One of the consistencies of Hussite history in Marxist historiography for much of the twentieth century has been the assertion that the Hussite Revolutionary Movement essentially comprised a social and economic struggle against the exploitation of late medieval feudalism. Central to this struggle was the communal-communism of the radicals at Tábor. The following study is a re-evaluation of that historio-graphical assertion. The communist tendencies and experiments among the Táborites and later of the Unitas Fratrum are considered together with their underlying themes, emphases, and influences. An attempt is made to analyse their decline especially among the Táborites. Comparison is drawn between the two types of Hussite communism with reference to later communes elsewhere in Europe, though it would be incorrect either to assign to the Hussites archetypal significance or to regard them as an episode of Reformationsgeschichte. Such comparisons are beneficial both for understanding the medieval foundations of the sixteenth century and also for a broader grasp of pre-modern communism itself. The study concludes that Hussite communism was doomed to failure from the outset due to inherent flaws. The most crippling of those shortcomings was the conundrum that neither property nor privilege could really be abolished, only transferred. This reconsideration of the theme finds the Marxist explanation wanting and concludes that in Hussite Bohemia religion proved more important than economics and that theology was more a decisive factor than any social critique. The significance of the study lies in its survey presentation and reconsideration of an important theme based upon primary sources. It is, further, another corrective in post-Marxist Hussite historiography. It is useful as a comparison to the work of Bob Scribner, James Stayer, and Werner Packull on similar movements in the sixteenth century.
Pour la majeure partie du vingtième siècle, un argument uniforme de l'histoire hussite, dans l'historiographie marxiste, a été l'affirmation que le mouvement révolutionnaire hussite consistait en une lutte sociale et économique contre l'exploitation féodale de la fin du Moyen-Âge. Au centre de cette lutte, se trouvait les éléments communaux-communistes des radicaux de Tábor, L'étude qui suit est une réévaluation de cette affirmation historiographique. Les tendances et expériences communistes des táborites et, plus tard, des Unitas Fratrum sont examinés avec leurs thèmes, emphases et influences sous-jacents. On a tenté d'en analyser leur déclin particulièrement chez les táborites. On a tiré des comparaisons entre les deux genres de communisme hussite, en alludant aux dernières communes d'ailleurs en Europe, quoiqu'il serait erroné d'attribuer une signification archétype aux hussites ou de les considérer comme étant un épisode de la Reformationgeschichte. De telles comparaisons sont avantageuses pour comprendre la base médiévale du seizième siècle et aussi pour saisir une meilleure perception du communisme de l'époque pré-moderne. Cette étude se termine en affirmant que le communisme hussite était voué a l'échec au départ á cause de défauts inhérents. Le plus écrasant de ceux-ci était l'énigme du fait que ni la propriété, ni les privilèges ne pouvaient être vraiment abolis, mais seulement transférés. Cette remise en cause de ce thème constate l'insuffisance d'une explication marxiste et conclut qu'en Bohème hussite, la religion s'était avérée beaucoup plus importante que l'économie et la théologie, voire même en était devenu un facteur plus décisif qu'une critique sociale. L'importance de cette étude réside dans sa présentation d'une vue d'ensemble et dans sa remise en cause de ce thème important basé sur des sources primaires. De plus, cette étude devient encore un autre rectificatif dans l'historiographie hussite post-marxiste. Cet article est de plus très utile comme outil de comparaison des travaux de Bob Scribner, James Stayer et Werner Packull sur des mouvements semblables au seizième siècle.
Control and Citizenship: The Case of St. Helenian
Agricultural Workers in the U.K., 1949-51
Joseph Behar
This article uses a hitherto unexamined, small scale labour recruitment scheme to demonstrate mechanisms used to control Black colonial migrants in postwar Britain. The recruitment of one hundred men from the tiny island colony of St. Helena in the late summer of 1949 blended elements of foreign labour recruitment in postwar Britain (which mainly comprised east European refugees) and Black colonial migration to the mother country. The cross currents of these two migratory waves are examined within the context of postwar social citizenship and the recodification of British nationality legislation in 1948. Working mostly from bureaucratic records of the scheme's implementation in Britain, the paper argues that the St. Helenians were constructed as poor candidates for assimilation on the basis of their skin colour, and that subsequent policy reinforced this official assumption and worked to isolate and marginalize these men. Moreover, this marginalization was purposefully undertaken in order to maintain control over British citizens who, because of the colour of their skin, were assumed to pose a threat to the social stability of the postwar welfare state. It is argued that control was exercised through a process of obfuscation in which the rights of St. Helenian British subjects in the U.K. were obscured in order to lessen their sense of possibilities and keep them separated from an indigenous population that, it was assumed, would be hostile to them. The paper offers by way of comparison a brief synopsis of social issues and policy regarding east European foreign labour, as well as some theoretical foundation for the discussion of citizenship, race, and national identity issues. It is the main contention of the author that the social citizenship of the postwar period, combined with the statutory liberality of the 1948 British Nationality Act, created the context in which a racialized construction of Britishness formed the basis of a policy meant to restrict and control the access of Black colonial migrants to full citizenship of the comprehensive British welfare state.
Cet article examine un des plans de recrutement à petite envergure, à date non-examiné, pour illustrer les mécanismes utilisés pour contrôler la population coloniale noire de l'après-guerre en Grande-Bretagne. Le recrutement d'une centaine d'hommes de la petite colonie de l'île Sainte-Hélène à la fin de l'été 1949, fusionnait des éléments de recrues de travailleurs étrangers en Grande-Bretagne, après la guerre, et qui consistaient principalement de réfugiés de l'Europe de l'Est, avec l'immigration coloniale noire vers la mère-patrie. Les contre courants de ces deux vagues migratoires sont examinés dans le contexte de la citoyenneté sociale d'après guerre et de la recodification de la loi sur la nationalité en 1948. En partant surtout des dossiers bureaucratiques de la mise en pratique de ce plan en Grande-Bretagne, cet article soutient que les Saint-Héléniens étaient peints comme étant de mauvais candidats pour l'assimilation à cause de la couleur de leur peau et que les politiques subséquentes affermirent cette présomption officielle et contribuèrent a l'isolement et à la marginalité de ces hommes. D'autant plus, cette marginalité fut sciemment imposée dans le but de maîtriser ces citoyens britanniques qui, à cause de la couleur de leur peau, étaient considérés comme une menace a l'équilibre social de l'État-providence de l'après-guerre. On soutient que ce contrôle fut pratiqué par des mesures visant le désorientation par lesquelles les droits de ces citoyens Saint-Héléniens britanniques, en Grande-Bretagne, furent masqués. De cette façon, ils eurent un sens amoindri de leurs possibilités et furent tenus a l'écart de la population indigène qui, présumait-on, leur serait hostile. Cet article offre en guise de comparaison, un bref résumé des problèmes sociaux et des politiques en ce qui eut trait à la main d'oeuvre étrangère venant de l'Europe et l'Est, de même qu'une base théorique pour une discussion sur les problèmes de citoyenneté, de race et d'identité nationale. L'auteur soutient que la citoyenneté sociale de la période de l'apres-guerre, associée avec le libéralisme de rigueur de l'Acte de la citoyenneté britannique de 1948, créèrent le contexte dans lequel une fondation raciste de Britishness fut la base d'une politique qui avait pour but le contrôle de l'accès des immigrés coloniaux noirs à une citoyenneté à part entière de l'État-providence britannique.
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