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Common Knowledge of the Common Law
in Later Medieval England
Despite their complexity, the rules and regulations governing the substance and procedure of the common law in later medieval England were surprisingly well understood by the medieval men and women who appeared in court as defendants. This paper examines records of sessions of gaol delivery, before which accusations of felony were put to trial, for the northern circuit in the years 1354-1460. It explores the ways in which a significant number of defendants were able to avoid altogether the onus of trial by claiming exceptions to the law, and more particularly, by arguing that the formal indictments under which they had been charged were "insufficient in law." The varied nature of these claims is reviewed, and emphasis is placed on tracing the source of what was in most instances highly technical information. The public venue of medieval trials undoubtedly contributed to the dissemination of a rough and ready familiarity with the law among persons of all ranks, and the presence of trained lawyers at the sessions must also have made available to plaintiffs, defendants, and bystanders alike a well informed source of legal knowledge. But it is further argued that jurors of presentment, the men responsible in the first instance for bringing forward bills of indictment, may have played a crucial role in determining which defendants would be subjected to the rigours of a full trial and the possibility of death by hanging consequent on it, and which would not. The deliberate omission of factual details in the formulation of the written charges may in this sense have reflected more than merely a casual attitude on the part of the jurors towards statutory requirements enacted to regulate indicting documents. They may also be interpreted as one of a variety of means by which medieval jurors winnowed out of the legal process individuals whom they did not believe merited the full sanction of trial at gaol delivery.
En Angleterre, les hommes et les femmes du Moyen-Âge qui se présentaient en cour en tant que prévenus, avaient une très bonne connaissance des statuts régissant le fond et les règles de procédure du droit coutumier, en dépit de leur complexité, vers la fin du Moyen-Âge. Cet article examine les dossiers des sessions des assises des accusés de forfaits qui avaient passé au préalable devant le tribunal du circuit nord pour les années 1354-1460. Nous examinons les façons par lesquelles un très grand nombre d'accusés étaient à même d'éviter les exigences d'un procès en réclamant des exceptions à la loi, et, plus particulièrement, en soutenant que leurs mises en accusation formelles étaient `insuffisantes en loi.' La variété de ces revendications est passée en revue et l'emphase est mise sur le dépistage des sources qui provenaient la plupart du temps, d'informations extrêmement techniques. Le lieu public des procès médiévaux a, sans nul doute, contribué à une vulgarisation rudimentaire de la loi parmi les gens de tous les rangs, et la présence d'avocats compétents aux sessions aura aussi fourni une bonne source bien qualifiée de connaissances juridiques aux accusés, aux demandeurs et aux spectateurs. Il est aussi soutenu que les déclarations émanant du jury, de ces hommes responsables en premier lieu de la formulation des actes d'accusation, auraient joué un rôle critique en décidant lesquels parmi les accusés seraient soumis aux rigueurs d'un long procès avec, pour conséquence, la possibilité d'une sentence de mort par pendaison, et lesquels n'y seraient pas assujettis. L'absence délibérée de faits détaillés dans la formulation écrite des chefs d'accusation peut, en ce sens, démontrer une attitude plus que désinvolte de la part des jurés envers les exigences légales définies par un article de loi sur le règlement des documents de mise en accusation. Cela pourrait aussi être interprété comme étant un des nombreux procédés par lesquels les jurés médiévaux triaient dans le processus de la justice les individus qui, selon eux, ne méritaient pas la pleine sanction d'un procès aux assises.
Patrician Partisans: New York in the
House of Representatives, 1789-1803
Gillis J. Harp
American historians continue to differ about whether the politics of the founding era were fundamentally elitist or democratic in character. While both state-focused and national studies have appeared over the years, few analyses have attempted to delineate how state politicians became integrated into the new national government. This article addresses this lacuna in the literature through a systematic examination of the New York delegation to the first six congresses. A prosopography of the delegation reveals that representatives from both Republican and Federalist state parties came from decidedly elite backgrounds, though (contrary to the stereotype), Republicans often had wealthier, more privileged roots than did their opponents. Moreover, quantitative analysis of the delegations' voting record also offers a fresh perspective on the emergence of national parties in the early republic. In spite of their shared social status and regional loyalties, their voting behaviour in congress was highly partisan almost from the beginning. In short, this two pronged study of New York congressmen should discourage one from drawing too neat a connection between social location and political act. Second, this analysis (if corroborated by similar studies of other state delegations) should encourage scholars to identify the beginnings of the First Party System early in the first few congresses.
Les historiens américains ne s'accordent toujours pas sur le caractère des politiques de la période de la Fondation, soit qu'elles étaient essentiellement élitistes ou démocratiques. Quoique des recherches ont été publiées au fil des années, ayant un penchant national, ou se concentrant sur l'État, il y a eu peu d'analyses qui ont essayé d'énoncer l'intégration de politiciens d'État dans un gouvernement national. Cet article comble cette lacune dans la littérature à l'aide d'un examen méthodique de la délégation new yorkaise aux six premiers congrès. Une prosopographie de la délégation nous dévoile que quoique les représentants des partis républicains et fédéralistes avaient des antécédents incontestablement élitistes, les Républicains (contrairement à leur stéréotype) provenaient souvent de milieux plus riches et plus privilégiés que leurs adversaires. De plus, une analyse quantitative des fiches de vote de la délégation nous apporte un nouvel aperçu sur la naissance des partis nationaux au début de la république. Malgré leur standing commun et leur loyauté régionale, leur comportement au congrès lors du vote était extrêmement partisan, et ce, dès le commencement. Bref, cette étude à deux volets des congressistes new yorkais devraient dissuader quelqu'un à tirer un lien trop simple entre une origine sociale et un geste politique. De plus, cette analyse (si elle est corroborée par des recherches semblables avec des délégations de d'autres États) devrait encourager les érudits à identifier l'émergence du Premier système des Partis politiques dès le début des premiers congrès.
Defying Infection:
Argentine Foot-and-Mouth Disease Policy, 1900-1930
David Sheinin
In light of the rapid late nineteenth century expansion of the cattle sector in Argentina, and a surge in export-led growth before World War I, Argentines believed that growing beef exports would continue to stimulate the Argentine economy in the post-war years. But between 1900 and 1930, Foot-and-Mouth disease (F.M.) became endemic in the countryside and in municipal slaughterhouses. The virus diminished the productivity of Argentina's most important economic sector and, as a result of a 1926 United States sanitary ban against Argentine chilled and frozen meat, helped dash Argentine hopes for ongoing economic expansion. The Argentine response to F.M. remains an area of notable and lasting controversy in the history of Argentine-United States affairs. Bilateral relations were embittered for more than two decades by Argentine accusations that the sanitary ban was a disingenuous ploy to exclude Argentine beef from American markets, and by American counter-criticisms that Argentine beef was tainted. This article documents the appearance and spread of F.M. in Argentina, the evolution of Argentine F.M. policy between 1900 and 1930, and the factors that explain that policy. These include uncertainty in the international scientific community on the pathogenesis and epidemiology of F.M., Argentine resentment over growing American commercial protectionism after 1920, and the distinct responses of Great Britain and the United States to the threat of F.M. Bilateral tensions caused by the conflict over F.M. had a range of lasting ramifications for Argentine foreign affairs. These include a decision to resume close trade relations with Great Britain after 1930 and the inability of Argentina and the United States to reach agreement on a most-favoured-nation treaty until 1941, despite over a decade of difficult negotiation.
A la suite d'un développement rapide dans l'Argentine du secteur bovin à la fin du dix-neuvième siècle, et à cause d'un surgissement des exports avant la première guerre mondiale, les Argentins estimaient qu'une expansion incessant des exportations de boeuf agrandirait l'économie nationale après 1918. Par contre, entre 1900 et 1930, la fièvre aphteuse (F.A.) est devenue endémique dans la campagne et dans les abattoirs urbains. Le virus F.A. a diminué la productivité du secteur économique le plus important et, à conséquence d'une prohibition sanitaire américaine en 1926 contre les viandes argentines refroidies et congelées, les espérances argentines d'un développement économique continuel se sont anéaties. La politique F.A. du gouvernement argentine est toujours un thème contesté dans l'histoire des relations argentines-américaines -- aigries pendant plus de vingt ans par les accusations argentines que la prohibition sanitaire constituait un artifice douanier, et par les contre-attaques américaines identifiant la viande argentine comme avarie. Ce travail éclaircit le surgissement et la diffusion de la F.A. dans l'Argentine, l'évolution de la politique officielle contre l'infection entre 1900 et 1930, et les éléments sur lesquels cette politique fut basée. Ces derniers comprennent l'incertitude dans la communauté scientifique internationale au sujet de la pathologie et de l'épidémiologie de la F.A., la rancune argentine contre l'intensification du protectionnisme américain après 1920, et les réactions choquantes de la Grande-Bretagne et des États-unis contre la menace de la F.A. Il résulte plusieurs ramifications dans la politique étrangère argentine à conséquence des tensions bilatérales précipitées du conflit F.A., y compris la décision de réinitier des contacts commerciaux proches avec la Grande-Bretagne après 1930 et, malgré la négociation d'un traité de pays-le-plus-favorisé entre l'Argentine et les États-unis en 1941, l'inabilité de réaliser ce pacte pendant plus de dix ans d'entretiens difficiles.
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