Circuit de l’amateur

Introduction : Plantes menacées de la Saskatchewan

La flore de la Saskatchewan comprend environ 1 450 espèces’’et fait partie intégrante de la biodiversité et de la recherche scientifique canadiennes.

L’importance de la collection de l’herbier SASK est évidente dans le contexte de la biodiversité végétale et du patrimoine naturel de la province. La collection contient des spécimens recueillis depuis 1883 et renferme des données chronologiques, historiques, taxonomiques et géographiques compréhensives. Par conséquent, l’herbier SASK est la seule institution au monde à posséder des renseignements complets par rapport à la géographie, la taxonomie et la rareté des plantes menacées de la Saskatchewan.

L’importance de la collection de l’herbier SASK est évidente dans le contexte de la biodiversité végétale et du patrimoine naturel de la province. La collection contient des spécimens recueillis depuis 1883 et renferme des données chronologiques, historiques, taxonomiques et géographiques compréhensives. Par conséquent, l’herbier SASK est la seule institution au monde à posséder des renseignements complets par rapport à la géographie, la taxonomie et la rareté des plantes menacées de la Saskatchewan.

Les espèces menacées de la flore et de la faune mondiale font actuellement l’objet de nombreuses études. La Saskatchewan, qui compte plus de 400 espèces rares (dans les catégories provinciales disparue, en voie de disparition, menacée, ou vulnérable), a besoin de recherches botaniques additionnelles et d’aide financière afin de participer plus activement aux efforts canadiens par rapport aux études de la biodiversité.

De nombreuses espèces sont menacées en raison des changements environnementaux naturels et anthropogéniques, touchent directement les facteurs biologiques et les conditions écologiques des plantes, affectant ainsi la densité des populations sauvages. Étant donné l’incidence élevée de plantes rares et endémiques en Saskatchewan et l’état relativement limité de la connaissance des forêts boréales canadiennes, le présent projet examine la biodiversité des communautés de plantes boréales en Saskatchewan afin de cerner des questions concernant la diversité d’espèces, le statut de rareté, les changements de distribution et les aspects taxonomiques des plantes indigènes de la province.

L’objectif de la Galerie virtuelle des espèces en danger en Saskatchewan est de fournir de l’information biologique, taxonomique et géographique par rapport aux 418 espèces de plantes en voie de disparition, menacées ou vulnérables. La galerie fournit des informations sur les caractéristiques, l’habitat, et le statut de rareté de chaque espèce afin d’essayer de soulever la conscience et de favoriser la participation de la communauté à la conservation de ces espèces. En outre, nous fournissons des informations permettant de distinguer une espèce rare d’autres espèces apparentées.

Si vous trouvez une plante sauvage qui fait partie de la galerie virtuelle, nous vous demandons de bien vouloir la laisser dans son habitat naturel et d’en signaler l’occurrence au personnel de l’herbier W. P. Fraser (herbier SASK).

Si vous avez des questions concernant les espèces de la Saskatchewan ou la base de données de plantes rares, veuillez nous contacter à l’adresse ci-dessous.

Herbier SASK (Herbier W.P. Fraser)
Département des sciences végétales
Université de la Saskatchewan
51, promenade Campus
Saskatoon (Saskatchewan) S7N 5A8
Canada
(306) 966-4968
sask.herbarium@usask.ca

Écorégions de la Saskatchewan

Les descriptions et les cartes des écorégions de la Saskatchewan sont adaptées de matériel développé par Environnement Canada. © Droit d’auteur Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par Environnement Canada, 2008. Publié avec l’autorisation du ministre des Travaux publics et Services gouvernementaux Canada.

Une écorégion est un secteur relativement grand de la terre avec caractéristiques particulières. Chaque écorégion porte un nom, qui est généralement inspiré des caractéristiques biophysiques et physiographiques dominantes de l’écorégion. Ainsi, chaque écorégion est associée aux combinaisons caractéristiques du sol, formes de relief, et les communautés associées des végétaux et animaux. La Saskatchewan est divisée en 11 écorégions.

Écorégions

Hautes terres du lac Tazin
Cette écorégion s’étend depuis la rive nord du lac Athabasca jusqu’au nord du bras oriental du Grand lac des Esclaves. Le climat se caractérise par des étés frais et des hivers très froids et appartient à la région écoclimatique du Haut-boréal subhumide. La végétation est caractérisée par des peuplements denses, de hauteur moyenne à élevée, de peuplier faux-tremble et de peuplier baumier; l’épinette blanche, le sapin baumier et l’épinette noire sont présents aux stades avancés de la succession. Les tourbières mal drainées sont couvertes de peuplements clairs et bas de mélèze laricin (Larix laricina) et d’épinette noire (Picea mariana) et reposent, localement, sur du pergélisol. Au nord des collines East Arm et dans le tiers sud de l’écorégion, le substratum de roche cristalline forme une vaste surface fortement inclinée et marquée de crêtes et de bosses. Les collines East Arm sont constituées de sédiments et de sills de gabbro soumis à des failles directes, à des plissements et à une érosion différentielle. Elles s’inclinent vers le sud et forment ainsi de longues cuestas s’élevant jusqu’à 275 m au-dessus du Grand lac des Esclaves, lui-même situé à une altitude d’environ 150 m. Les vallées intermédiaires sont inondées par des bras du Grand lac des Esclaves et d’autres lacs. Les hautes terres sont en grande partie occupées par des roches nues et des placages discontinus de tills sableux, tandis que les basses terres sont couvertes de dépôts organiques plats ou légèrement onduleux. L’écorégion renferme de nombreux petits lacs, souvent reliés par des cours d’eau rapides qui finissent par se déverser dans le Grand lac des Esclaves. Les affleurements rocheux fortement marqués par les glaciers sont communs, et les sols dominants sont des brunisols dystriques. On trouve aussi des inclusions importantes de cryosols turbiques, dans les stations gelées en permanence, et de cryosols organiques, dans les dépressions mal drainées occupées par des tourbières. Le pergélisol près est discontinu mais étendu, avec une faible teneur en glace et peu de coins de glace dans toute l’écorégion, sauf la partie ouest, entre le lac Athabasca et le Grand lac des Esclaves, vers la rivière des Esclaves. La faune caractéristique comprend l’orignal, l’ours noir, le caribou de la forêt, le loup, le castor, le rat musqué, le lièvre d’Amérique et le tétras du Canada. Les activités humaines se limitent à un peu d’exploitation forestière pour le bois de sciage, aux loisirs de plein air, au piégeage, à la chasse et à la pêche.

Hautes terres du lac Selwyn
Cette écorégion s’étend vers le nord-ouest depuis la rivière Churchill, au Manitoba, jusqu’aux collines East Arm, à l’est du Grand lac des Esclaves. La plus grande partie de l’écorégion a une altitude supérieure à 500 m. À la limite entre la Saskatchewan et le Manitoba, la surface s’incline doucement vers l’écozone des Plaines hudsoniennes, à une altitude de 150 m. Le climat se caractérise par des étés frais et des hivers très froids. L’écorégion appartient à la région écoclimatique du Bas-subarctique. Elle fait partie de la zone de transition entre la toundra et la forêt boréale qui s’étend du Labrador à l’Alaska. L’épinette noire ou sapin noir (Picea mariana) est l’essence dominante du climax et forme des peuplements clairs et rabougris caractéristiques, avec un étage arbustif de bouleau glanduleux et de lédon du Groenland et une couverture basse de lichens et de mousses. Les terres humides, mal drainées, sont dominées par une séquence de tourbières à épinette noire rabougrie, éricacées arbustives et mousses. Ces milieux occupent 25 à 50 % du secteur sud-est, au Manitoba. Les roches cristallines massives, marquées de bosses et de crêtes, forment de vastes hautes terres séparées par des vallées et sont couvertes de tills sableux et acides discontinus. Aux altitudes les plus basses, d’importantes surfaces sont couvertes de minces dépôts lacustres argileux. Les longs eskers sinueux et les lacs sont communs. Dans la plus grande partie de l’écorégion, le pergélisol est discontinu étendu, à teneur en glace faible à moyenne, avec coins de glace occasionnels; à la limite sud, il devient discontinu épars, à faible teneur en glace. Les sols les plus répandus sont des brunisols dystriques et des cryosols organiques, mais on observe des luvisols gris dans les sédiments argileux exposés. La faune représentative comprend le caribou de la toundra, l’ours noir, le carcajou, la martre d’Amérique, le loup, le renard arctique, le vison, le lièvre d’Amérique, le campagnol à dos roux et différent espèces des oiseaux. Les activités humaines se limitent au piégeage, à la chasse et aux activités récréatives.

Plaine de l'Athabasca
Cette écorégion va du sud du lac Athabasca au lac Cree, dans le nord-ouest de la Saskatchewan. Le climat se caractérise par des étés courts et frais et des hivers très froids. L’écorégion appartient à la région écoclimatique du Haut-boréal subhumide. Elle fait partie de la forêt boréale continue qui s’étend du nord-ouest de l’Ontario au Grand lac des Esclaves, dans le sud des Territoires du Nord-Ouest. La végétation dominante se compose de pinèdes grises, avec couverture basse d’arbustes et de lichens. Dans les stations chaudes exposées au sud, on trouve un peu de bouleau à papier, d’épinettes blanche et noire, de sapin baumier et de peuplier faux-tremble. Les feux de forêt sont fréquents, et les peuplements de conifères sont souvent jeunes et rabougris. Là où la roche affleure, les arbres sont rares et les stations sont couvertes de lichen. Les terres humides sont fréquentes dans le tiers ouest de l’écorégion. Le long de la rive sud du lac Athabasca, on note par endroits des régosols sableux d’origine éolienne. La faune comprend l’orignal, l’ours noir, le caribou des bois (aire d’hivernage importante), le lynx du Canada, le loup, le castor, le rat musqué, le lièvre d’Amérique, le pélican d’Amérique, la grue du Canada, diverses espèces de sauvagine et d’autres oiseaux. Dans le sud de l’écorégion, on exploite le bois d’œuvre. Le piégeage, la chasse, la pêche et les activités liées aux mines d’uranium sont les principales autres activités humaines.

Hautes terres de la rivière Churchill
Cette écorégion se trouve sur la bordure sud du bouclier précambrien, dans le centre-nord de la Saskatchewan et du Manitoba. Le climat se caractérise par des étés frais et des hivers très froids. L’écorégion appartient à la région écoclimatique du Haut-boréal subhumide. La végétation est dominée par des peuplements denses d’épinette noire et de pin gris, avec couverture basse d’arbustes, de mousses et de lichens. L’épinette noire est l’essence dominante du climax. Si la qualité du drainage, la nature des matériaux de surface et le climat local le permettent, le peuplier faux-tremble, le bouleau à papier, l’épinette blanche et dans une moindre mesure le sapin baumier peuvent occuper des surfaces importantes, en particulier dans l’est. Les affleurements rocheux sont couverts de lichens et présentent peu d’arbres. Dans les dépressions tourbeuses mal drainées, on retrouve des pessières noires rabougries claires ou denses, avec couverture basse d’éricacées arbustives et de sphaignes. Le pergélisol est présent dans toute l’écorégion mais n’est fréquent que dans les dépôts organiques. Même si l’élévation relative du relief dépasse rarement 25 m, les roches archéennes massives présentent des bosses et des crêtes et formant une alternance de basses terres et de hautes terres fortement inclinées. Les lacs, petits à grands, couvrent 30 à 40 % du territoire et se déversent vers le nord-est dans les bassins de la Churchill. Dans l’ouest, les hautes terres sont couvertes de tills acides sableux discontinus; dans l’est, on note de grands dépôts argileux lacustres et des dépôts fluvioglaciaires sableux importants par endroits. La roche affleure un peu partout dans la région, parfois beaucoup. La faune est très diverse. Le piégeage, la chasse, la pêche et le tourisme sont les principales activités humaines; le sud de la région est exploité de façon limitée pour le bois de pâte et le bois d’œuvre.

Hautes terres boréales du Centre
Cette écorégion comprend 10 secteurs distincts, répartis entre le centre nord de l’Alberta et le sud-ouest du Manitoba. Le plus grand de ces secteurs est formé de hautes terres situées juste au sud du Bouclier canadien. Les autres secteurs comprennent des lambeaux du plateau de l’Alberta, quelques hautes terres proéminentes correspondant aux collines Thickwood, Pasquia et Porcupine de la Saskatchewan ainsi que les monts Duck et Riding du Manitoba. Le climat se caractérise généralement par des étés courts et frais et des hivers froids. L’écorégion appartient à la région écoclimatique du Boréal moyen subhumide. La végétation est une partie de la grande forêt mixte moyenne-boréale qui s’étend de façon continue depuis le nord-ouest de l’Ontario jusqu’au piémont des Rocheuses. Elle est dominée par des peuplements denses de peuplier faux-tremble (Populus tremuloides) et de peuplier baumier de hauteur moyenne ou élevée, remplacés par l’épinette blanche (Picea glauca), l’épinette noire (Picea mariana) et le sapin baumier (Abies balsamea) aux derniers stades de la succession. Les peuplements de feuillus possèdent une couverture basse diversifiée d’arbustes et de plantes herbacées, tandis que les peuplements de conifères tendent à produire un tapis de mousses hypnacées. Les bogs et fens froids et mal drainés sont couverts de mélèze laricin et d’épinette noire. Reposant en majeure partie sur des shales crétacés, l’écorégion est entièrement recouverte par des tills loameux ou argileux profonds, découpés ou parsemés de creux, ainsi que par des dépôts lacustres et des inclusions de dépôts fluvioglaciaires grossiers. L’altitude varie d’environ 400 à plus de 800 m. Un grand nombre de petits lacs et d’étangs permanents et saisonniers occupent les dépressions des dépôts morainiques les plus grossiers. Le pergélisol est très rare et limité aux tourbières. Les sols dominants sont des luvisols gris bien drainés, mais il y a des inclusions importantes de mésisols et de gleysols tourbeux dans les dépressions mal drainées. Les brunisols dystriques se rencontrent dans les stations sableuses plutôt arides. En Alberta, l’écorégion est légèrement inclinée vers le nord et s’égoutte par les rivières Athabasca et Clearwater et leurs tributaires. Dans la plupart des secteurs situés en Saskatchewan et au Manitoba, les hautes terres sont légèrement inclinées vers le nord-est et s’égouttent par le réseau des rivières Churchill et Saskatchewan Nord. La faune de cet écorégion est très diverse. Les oiseaux caractéristiques comprennent le plongeon huard, la buse à queue rousse et divers oiseaux migrateurs néotropicaux. L’exploitation forestière pour le papier et le bois de sciage, les loisirs nautiques, la chasse et le piégeage sont les principales activités humaines. L’agriculture a une certaine importance dans le sud de l’écorégion, en particulier en Saskatchewan et au Manitoba.

Basses terres boréales du Centre
Cette écorégion occupe la partie nord de la plaine du Manitoba depuis la rive est du lac Winnipeg jusqu’aux basses terres de Cumberland, en Saskatchewan. Le climat se caractérise par des étés courts et doux et des hivers froids. Elle fait partie de la grande forêt mixte boréale qui s’étend depuis le lac Seul, dans le nord-ouest de l’Ontario, jusqu’au piémont des Rocheuses. La région est relativement plate et basse et comprend beaucoup de terres humides, qui occupent environ la moitié du territoire. Les bogs et fens froids et mal drainés sont couverts de mélèze laricin (Larix laricina) et d’épinette noire (Picea mariana). La forêt mixte se caractérise par des peuplements denses de peuplier faux-tremble (Populus tremuloides) et de peuplier baumier de hauteur moyenne à élevée, remplacés par l’épinette blanche (Picea glauca), l’épinette noire (Picea mariana) et le sapin baumier (Abies balsamea) aux derniers stades de succession. Le pergélisol forme des poches isolées dans les tourbières et est plus fréquent dans la partie nord-est de l’écorégion. Celle-ci repose sur un substratum calcaire plat du Paléozoïque, presque entièrement recouvert par des tills plats ou formant des crêtes, par des dépôts lacustres limoneux ou argileux et par de vastes dépôts de tourbe. Les sols dominants sont des brunisols eutriques, dans les tills loameux extrêmement calcaires, ou des mésisols, dans la tourbe forestière. On note ici et là des affleurements de roche calcaire et des inclusions de luvisols gris, dans les dépôts lacustres à texture loameuse ou argileuse. La faune est très variée. L’exploitation forestière locale pour le papier et le bois sciage utilisé localement, les loisirs nautiques, le piégeage et la chasse sont les principales activités humaines, mais on produit aussi des céréales de semence, des oléagineux et du foin dans les stations où le sol et le drainage le permettent.

Transition boréale
Cette écorégion s’étend du sud du Manitoba au centre de l’Alberta. Elle marque la limite sud de la forêt boréale dense et la limite nord des terres arables. Le climat se caractérise par des étés chauds et des hivers froids. L’écorégion appartient à la région écoclimatique du Bas-boréal subhumide. Faisant partie d’une zone de forêt boréale où les feuillus dominent, l’écorégion présente un mélange de forêts et de terres agricoles. La végétation dominante se compose d’une couverture dense et haute de peuplier faux-tremble (Populus tremuloides), de quantités secondaires de peuplier baumier et d’une couverture basse de grands arbustes et de diverses plantes herbacées. L’épinette blanche (Picea glauca) et le sapin baumier (Abies balsamea) sont les essences dominantes du climax, mais ils sont peu présents, à cause des incendies. Les stations mal drainées sont habituellement couvertes de carex, de saules, d’épinette noire en petite quantité et de mélèze laricin (Larix laricina). Un grand nombre de petits lacs et d’étangs permanents et saisonniers occupent les dépressions peu profondes des dépôts morainiques les plus grossiers. Les sols dominants sont des chernozems gris foncé et des luvisols gris à drainage bon à imparfait. L’écorégion fournit des habitats au cerf de Virginie, à l’ours noir, à l’orignal, au castor, au coyote, au lièvre d’Amérique et au lapin. Elle fournit aussi des habitats critiques à un grand nombre d’oiseaux migrateurs et à diverses espèces de sauvagine. Les terres agricoles occupent plus de 70 % de l’écorégion; les cultures dominantes sont le blé de printemps et d’autres céréales. Les autres activités humaines importantes sont l’exploitation forestière, la chasse, la pêche et les loisirs.

Tremblaie-parc
Cette écorégion forme un grand arc s'étendant vers le nord-ouest depuis le sud-ouest du Manitoba jusqu'à la limite septentrionale de l'écozone, dans le centre de l'Alberta. La tremblaie-parc est considérée comme une zone de transition entre la forêt boréale située au nord et la prairie continue située au sud. Le climat se caractérise par des étés courts et chauds et des hivers longs et froids, à couverture nivale continue. L'écorégion appartient à la région écoclimatique des Prairies de transition. La plus grande partie de l'écorégion est actuellement occupée par des terres agricoles, mais le paysage se caractérisait à l'origine par des tremblaies, des bosquets de chênes, des peuplements mixtes de grands arbustes et des prairies discontinues à fétuque (Festuca). Dans les secteurs à chernozems noirs loameux, des peuplements clairs de peuplier faux-tremble (Populus) et d'arbustes sont présents dans la plupart des stations, tandis que le chêne à gros fruits et les plantes des prairies prennent de l'importance dans les stations les plus sèches. Les stations à gleysols mal drainés sont occupées par diverses espèces de saules et de carex. L'écorégion est une vaste plaine reposant sur des shales crétacés et couverte de tills calcaires onduleux ou parsemés de cuvettes, avec des inclusions importantes de dépôts lacustres plats et de dépôts fluvioglaciaires bosselés ou côtelés. Les secteurs couverts de tills bosselés à texture grossière renferment une multitude de petits lacs et d'étangs permanents et saisonniers, entourés d'arbres, qui constituent un habitat important pour nombreux animaux, notamment pour la nidification des oiseaux. À cause de son climat favorable et de ses sols noirs chauds et fertiles, l'écorégion renferme certaines des terres agricoles les plus productives des Prairies. On y pratique une grande diversité d’agriculture, dont le blé de printemps, d'autres céréales, les oléagineux, les fourrages etc.

Prairie mixte humide
Cette écorégion est la partie la plus septentrionale de la prairie continue des plaines intérieures canadiennes et correspond étroitement à la zone semi-aride des chernozems brun foncé. La température annuelle moyenne est d’environ 2,5 °C, mais peut atteindre 5 °C dans certains secteurs du sud-ouest de l’Alberta. La végétation indigène est confinée aux pâturages incultivables et dominée par la stipe chevelue (Stipa comata), les agropyres (Agropyron spp.) et divers arbustes feuillus, dont la symphorine de l’Ouest (Symphoricarpus occidentalis), le cerisier de Virginie (Prunus virginiana), le chalef argenté (Eleagnus commutata) et l’amélanchier à feuilles d’aulne (Amelanchier alnifolia). Quelques peuplements rabougris de peuplier faux-tremble (Populus tremuloides), de saules (Salix spp.), de peuplier deltoïde (Populus deltoides) et d’érable négondo (Acer negundo) se rencontrent sur les pentes ombragées des vallées, sur les terrasses fluviales et dans les dépressions annulaires non salines couvertes de graminées et de carex (Carex spp.). Le distichlis dressé (Distichlis spicata), l’orge queue-d’écureuil, la salicorne rouge (passe-pierre) (Salicornia rubra) et la suéda couchée (Suaeda calceoliformis) poussent dans les sols salins qu’on retrouve localement. L’écorégion repose sur des sédiments du Crétacé supérieur presque entièrement recouverts par des tills formant des creux ou des bosses et par des dépôts lacustres sableux ou argileux, plats ou très légèrement onduleux. Les sols dominants sont des chernozems brun foncé, mais on note des inclusions importantes de solonetz, en particulier dans l’est de l’Alberta. Les étangs permanents et saisonniers fournissent un habitat à la sauvagine. Le cerf de Virginie, l’antilope d’Amérique, le coyote, le lapin et le spermophile sont communs. Le blé de printemps et d’autres céréales sont produits en rotation avec une jachère. La culture des oléagineux gagne également en importance. Ces cultures font l’objet d’un peu d’irrigation près du lac Diefenbaker, en Saskatchewan, et dans le sud de l’Alberta. La chasse à la sauvagine est populaire, et les loisirs sont une activité importante autour de plusieurs grands réservoirs.

Prairie mixte
Cette écorégion semi-aride est située dans le sud-ouest de la Saskatchewan et le sud-est de l’Alberta et est un prolongement de la prairie à graminées courtes des grandes plaines d’Amérique du Nord. La végétation naturelle est dominée par la stipe chevelue (Hesperostipa), le boutelou gracieux (Bouteloa gracilis) et les agropyres (Agropyrum spp.). La koelérie à crêtes et les carex des milieux secs sont souvent présents. Le boutelou gracieux et la stipe chevelue dominent dans les stations sèches, avec les carex nains. On rencontre aussi diverses plantes herbacées et certains arbustes, dont le plus abondant est l’armoise argentée. Dans les stations les plus sèches, on peut trouver deux cactus, la raquette fragile et la raquette à épines nombreuses. Quelques peuplements rabougris de peuplier faux-tremble (Populus tremuloides), de saules (Salix spp.), de peuplier deltoïde (Populus deltoides) et d’érable négondo (Acer negundo) se rencontrent sur les pentes ombragées des vallées et sur les terrasses fluviales. Le distichlis dressé, l’orge queue-d’écureuil, le sarcobate vermiculé, la salicorne rouge (passe-pierre) et la suéda couchée poussent dans les sols salins qu’on retrouve localement. L’écorégion repose sur des sédiments du Crétacé supérieur presque entièrement recouverts par des tills loameux découpés ou parsemés de creux, par des dépôts lacustres loameux onduleux ou découpés et par des dépôts éoliens sableux bosselés. La région entoure les collines Cypress. Au sud de ces collines, les terres s’égouttent vers le bassin du Missouri, tandis qu’au nord elles s’égouttent par la rivière Saskatchewan Sud. Les sols sont surtout des chernozems bruns, avec des inclusions importantes de solonetz. L’antilope d’Amérique, le cerf, la gélinotte des armoises, l’iguane à petites cornes, le crotale de l’Ouest, le coyote, le lapin et le spermophile sont communs. Le blé de printemps et d’autres céréales sont cultivées, en rotation avec une jachère. Le lin et le blé dur sont aussi cultivés. Environ la moitié de la région est cultivée, et le reste sert de pâturage ou de parcours naturel. L’écorégion se situe sur la voie migratoire du centre de l’Amérique du Nord, empruntée par la sauvagine. À ce titre, et à cause de ses divers habitats fauniques, elle offre des occasions de chasse et de loisirs.

Hautes terres Cypress
Ces hautes terres onduleuses du sud-est de l’Alberta et du sud-ouest de la Saskatchewan sont un îlot isolé de la végétation qu’on trouve dans l’étage montagnard, au bas des versants des Rocheuses. Le climat y est plus frais et plus humide que dans l’écorégion voisine de la Prairie mixte. Cette écorégion est unique. Les collines Cypress, qui s’élèvent brusquement à une hauteur de 400 à 500 m au-dessus des plaines environnantes, se composent d’un mélange de sédiments tertiaires et crétacés, découpés et recouverts de tills, ou de loess sur les parties du haut plateau épargnées par les glaciations. Les collines sont inclinées vers l’est, à partir d’une altitude maximum de 1 465 m du côté ouest. La végétation naturelle est variable : la prairie à fétuque et à agropyre observée aux altitudes inférieures à 1 000 m est remplacée plus haut par une forêt mixte claire de type montagnard, composée de pin tordu latifolié, de feuillus et d’arbustes. De nombreuses espèces, dont le pied d’alouette, le zygadène vénéneux et le lupin argenté ne se recontrent pas ailleurs dans les Prairies. Les sols dominants sont des chernozems noirs et brun foncé. L’écorégion est inclinée vers l’est et s’égoutte par la rivière Frenchman, fortement encaissée, et par les ruisseaux Battle et Swift Current. Les conditions physiques permettent la paissance libre du bétail et une culture de céréales confinée au bas des pentes les plus douces. La chasse et les loisirs sont des activités humaines importantes sur le haut des pentes abruptes.